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Régulation de l’IA : les pays du G7 tentent de s’entendre face à la Chine

Les mesures prises par Washington concernant les modèles d’IA d’Anthropic n’ont pas réussi à faire capoter les négociations du G7.

  • Pieter Haeck, Océane Herrero, Clea Caulcutt, Giorgio Leali, Myah Ward
  • June 18, 2026
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La suspension des modèles d’Anthropic n’a pas été abordée directement, a indiqué Arthur Mensch, patron de Mistral AI, au cours d’un appel téléphonique avec POLITICO. 

La question “a plutôt été abordée sous l’angle des interdépendances des chaînes d’approvisionnement. J’ai rappelé que maintenir cette interdépendance était très important, car ce sera le vecteur de stabilité de la nouvelle économie mondiale qui émerge”, précise-t-il. 

Plusieurs dirigeants ont saisi cette occasion pour promouvoir l’idée de standards communs dans le développement des modèles d’intelligence de frontière, c’est-à-dire les plus avancés. Le G7 avait déjà pris des initiatives dans cette direction ces dernières années, notamment avec la préparation d’un code de conduite en 2023, sous la présidence du Japon. 

“On doit réussir à mieux les réguler pour éviter qu’ils ne tombent dans les mains de régimes autoritaires ou de gens qui pourraient menacer notre cybersécurité ou nos sociétés”, a ainsi appuyé Emmanuel Macron à l’issue de la rencontre, prévenant que “la réponse ne peut pas être de la non-coopération entre démocraties”.

Désormais, Emmanuel Macron veut aller plus loin. Le président français a ainsi annoncé que le G7 allait “construire dans les prochains mois, une plateforme de discussions et de coopération entre quelques démocraties face au risque de l’intelligence artificielle” afin de “définir ensemble des standards communs”.

Une proposition qui fait écho aux appels répétés de l’Union européenne en faveur d’une coopération accrue en matière d’intelligence artificielle. Le bloc s’est ainsi abstenu de jeter de l’huile sur le feu face aux tensions entre Anthropic et le gouvernement américain, qui a exclu de facto les utilisateurs européens de ces modèles avancés. La stratégie de l’Union a consisté à appeler à travailler plus étroitement avec les Etats-Unis.

Ursula von der Leyen, également présente autour de la table, l’a encore rappelé mercredi. “Je pense que l’Europe et les Etats-Unis doivent travailler ensemble sur l’IA”, a appuyé la présidente de la Commission en vantant des “intérêts communs sur la sécurité et une responsabilité partagée à montrer la voie”. Et ce, même si la régulation européenne sur l’IA impose déjà des obligations de contrôle des modèles, en échange avec les régulateurs. 

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